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La partition « Le grand coureur »


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Le grand coureur Partition gratuite

Commentaires

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jeanpi
Posté le 30 juin 2018 à 13h39

Merci
GIgi
Posté le 15 avril 2016 à 11h17

J'adore les chants marins, surtout celui-là.

Merci pour la partition


Paroles

Le corsaire le grand coureur
Est un navire de malheur.
Quand il se met en croisière
Pour aller chasser l'Anglais.
Le vent, la mer et la guerre
Tournent contre les français.

Allons les gars, gai, gai,
Allons les gars gaiement.

Il est parti de Lorient
Avec mer belle et bon vent
Il cinglait babord amure
Naviguant comme un poisson
Un grain tombe sur sa mature
V'la le corsaire en ponton.

Il nous fallut remater
Et bougrement relinguer
Tandis que l'ouvrage avance
On signale par tribord
Un navire d'apparence
A mantelets de sabords.


C'était un Anglais vraiment
A double rangée de dents
Un marchand de mort subite
Mais le Français n'a pas peur
Au lieu de brasser en fuite
Nous le rangeons à l'honneur.

Les boulets pleuvent sur nous
Nous lui rendons coups pour coups
Pendant que la barbe en fume
A nos braves matelots
Dans un gros bouchon de brume
Il nous échappe aussitôt.

Nos prises au bout de six mois
Ont pu se monter à trois
Un navir' plein de patates
Plus qu'à moitié chaviré
Un deuxième de savates
Et le dernier de fumier.

Pour nous refaire des combats
Nous avions à nos repas
Des gourganes, du lard rance
Du vinaigre au lieu du vin
Du biscuit pourri d'avance
Et du camphre le matin.

Pour finir ce triste sort
Nous venons périr au port
Dans cette affreuse misère
Quand chacun c'est vu perdu
Chacun selon sa manière
S'est sauvé comme il a pu.

Le cap'taine et son second
S'ont sauvé sur un canon
Le maître sur la grande ancre
Le commis dans son bidon
Ah le sacré vilain cancre
Le voleur de rations.

Il eut fallut voir le coq
Et sa cuisine et son croc
Il s'est mis dans la chaudière
Comme un vilain pot au feu
Il est parti vent arrière
attérit au feu de Dieu.

De noter horrible malheur
Seul le calfat est l'auteur
En tombant de la grand'hune
Dessus le gaillard d'avant
A r'bondi dans la cambuse
A crevé le bâtiment.

Si l'histoire du Grand Coureur
A su vous toucher le coeur
Ayez donc belles manières
Et payez-nous largement
Du vin, du rack, de la bière
Et nous serons tous contents.