Partitions gratuites

Le rêve sur le sable

5 partitions du recueil Le rêve sur le sable ou Sur le sable sur des poèmes de Charles Guérin et des musiques de J. Guy Ropartz. Compositions datées de 1913-1914
Sur le sable 1. Ton image Partition gratuite

Jean-Guy Ropartz / Charles Guérin

Tout image en tout lieu peuple ma solitude.
Quand c'est l'hiver, la ville et les labeurs d'esprit
Elle s'accoude au bour de ma table d'étude,
Muette, et me sourire.
A la campagne au temps où le blé mûr ondule,
Amis du soir qui tombe et des bastes couchants
(...)
Sur le sable 2. Prière du matin Partition gratuite

Jean-Guy Ropartz / Charles Guérin

Quand, au matin, je voix tes persiennes s'ouvrir
Doucement comme des paupières,
Et toi-même accoudée au balcon en fleurir,
Rose blanche, ses vieilles pierres,
Mon âme livre alors ses ailes au baiser
De la blonde lumière heureuse,
Et vole frémissante abeille, se poser
(...)
Sur le sable 3. Le vent est doux Partition gratuite

Jean-Guy Ropartz / Charles Guérin

Le vent est doux comme une main de femme,
Le vent du soir qui coule dans mes doigts.
L'oiseau bleu s'envole et voile sa voix,
Les lys royaux s'effeuille dans mon âme.
Au clavecin s'allanguissent les gammes,
Le soleil est triste et les cours sont froids.

Le vent est doux comme une main de femme,
Le vent du soir qui coule dans mes doigts.
Je suis cet enfant que nul ne réclame,
Qu'une dame pâle aimait autrefois.
Laissez le soleil mourir sur les toits
Dormir la mer plus calme, lame à lame...
Sur le sable 4. Soir d'Adieu Partition gratuite

Jean-Guy Ropartz / Charles Guérin

Ma douce enfant, ma pauvre enfant, sois forte et calme.
Pense à Dieu, pense à notre amour éternel.
Lève les yeux, souris, et vois, d'un bâtement si faible.
Mes cils mouillés répondre à ton sourire pâle.
Dis-moi je t'aime, encor, je t'aime, et puis ne parle plus.
Les mots font mal à ceux qui vont mourir.
Sur le sable 5. Ah ! S'en aller Partition gratuite

Jean-Guy Ropartz / Charles Guérin

Ah! S'en aller, comme un chagrin s'égoutte,
Vers l'asile qu'on ne sait pas,
En pleurant tout le long de la route,
Simplement parce qu'on est las.
Ah! S'en aller, et que nulle n'écoute,
S'effacer le sanglot des pas.
Loin du mal et du rire et du doute,
Et des fleurs lourdes dans les bras.

Mourir le jour et mourir toute
L'amour de celle qu'on aima...

Que les cloches sonnent le glas,
Et que l'oubli donne l'absolute,
Et dans le nef qu'on parle bas, ne parle pas.
Ah ! S'en aller.


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