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La partition « Lo cocut »


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Le coucou. Chanson traditionnelle du Limousin en dialecte occitan
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Lo cocut Partition gratuite

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Paroles

1. Un jorn que lo cocut chantava
Sur le tuquet de Rolabuòu,
La Miòn se pomponava
Per se 'n anar vendre sos uòus.
La Miòn, portant sa paniera,
Prenguet lo chamin lo pus cort.
Queu chamin, tras la chastanhera,
Qu'era lo chamin de l'amor.

Lo cocut chantava,
L'amor agachava.
Qu'es totjorn per quàuqu'uns
Que chanta lo cocut... Cocut !

2. La ne corria pas, 'la volava
Pus viste qu'un chat-escuriòu.
Mas segur quò que 'la cherchava,
Quò n'era gran los champanhoùs.
Son cuer batia dins son corsage
Tot coma le cul d'un jasson,
Et las rondres sur son passage
Engraunhavan sos cotilhons.

3. En la vesent si ben frisada
Rentrer si viste dins lo boes,
La corria coma 'na desratada,
Son òme aguet viste compres.
« Qu'es per me que lo cocut chanta,
Se disset-eu brejant son front.
Quet aüei, 'riba rue planta !
Eu chantara per la Mion ».

4. E par punir quela coquina
Avant que ne vengue l'ensern,
Dins lo parpalh d'una vesina
Eu anet cherchar las pieuses.
Quò faguet 'na richa jornada :
Quatre còrnards à la maijon,
Deu bonur per tota l'annada !
voidria ne 'n veire autant pertot.

Traduction

1. Un jour que le coucou chantait
Sur le sommet de Rouleboeuf,
La Marion se parait
Pour s’en aller vendre ses œufs.
La Marion portant son panier,
Prit le chemin le plus court :
Ce chemin, par la châtaigneraie,
C’était le chemin de l’amour.

Le coucou chantait,
L’amour guettait,
C’est toujours pour quelqu’un
Que chante le coucou... coucou !

2. Elle ne courait pas, elle volait
Plus vite qu’un écureuil,
Mais certainement ce qu’elle cherchait,
Ce n’était point les champignons.
Son cœur battait dans son corsage,
Tout comme le cul d’une petite pie,
Et les ronces, sur son passage,
Egratignaient ses cotillons.

3. En la voyant si bien frisée,
Rentrer si vite dans le bois,
Elle courait comme une dératée,
Son mari eut vite compris :
« C’est pour moi que le coucou chante,
Se dit-il, frottant son front,
Aujourd’hui, quoi qu’il advienne,
II chantera pour la Marion ».

4. Et pour punir cette coquine,
Avant que ne vienne le soir,
Dans le corsage d’une voisine,
II alla chercher les puces.
Ce fut une riche journée :
Quatre cocus à la maison,
Du bonheur pour toute l’année,
Je voudrais en voir autant partout.

Source : chanson-limousine.net