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Sujet - Les producteurs de musique

Posté le 10 février 2019 à 18h52 par


lionel93
Johnny STARK, Léon Sayan, Jean-Claude Camus. Peut-être que ces trois noms ne vous disent rien. Et pourtant. Ils peuvent être associés à ces trois autres noms. Mireille MATHIEU, Charles AZNAVOUR et Johnny HALLYDAY.

En fait un Producteur, c’est un banquier. C’est lui qui a les sous et qui ne veut surtout pas en perdre. Alors, il mise sur les bons chevaux. Il prend des risques, mais s’il connaît bien son métier, en général les mises qu’il avance sur la table sont rarement avec un retour sur investissement nul.
Si un artiste fait fortune et que les journaux à sensation sont toujours sur son dos pour photographier et commenter sa nouvelle voiture ou moto, ses maisons et ses yachts et les nombreux mannequins qui lui tournent autour. Il n’y a pas souvent d’article de presse sur ceux qui font bouillir la marmite.

Dans la vie de producteur, il faut savoir prendre des risques, mais des risques calculés. C’est vrai que lorsque l’on pense à la carrière de Johnny HALLYDAY ou de Michel SARDOU qui tous les deux étaient épaulés par Jean-Claude CAMUS, cela ne pouvait que bien se passer. Oui pour les 20 dernières années des deux artistes. Avec les superproductions et show à l’américaine avec des stades remplis pour plusieurs jours.

Mais, il faut aussi penser aux risques financiers que cela peut représenter au lancement d’une carrière ? Qui aurait misé un franc sur Johnny HALLYDAY à ses débuts ? Ou à prendre sous son aile, Mireille MATHIEU ?
C’est un peu la roulette Russe, ou cela passe et les premiers spectacles et cachets pour l’artiste sont vite comblés avec des bénéfices pour pouvoir faire une belle tournée. Ou alors, c’est la catastrophe. L’artiste est souvent malade. Le trac, les ennuis de santé ou autre et les spectacles sont annulés. Les fonds ne sont pas inépuisables et les spectateurs ne sont pas forcément au-rendez vous aux dates qui sont imposées et aux bons vouloirs des artistes un peu – beaucoup – capricieux.

Il arrive aussi qu’un artiste qui a été aidé dans sa carrière par son producteur, devienne à son tour producteur pour lancer un artiste. C’est le cas par exemple de Milène FARMER qui a pris le pari de produire Alizée. Egalement le cas pour Charles AZNAVOUR qui a produit Agnès BIHL.
Mais voilà, ce n’est pas toujours qu’avec de l’argent que le talent doit suivre. Même si l’artiste y met du sien, qu’il a du talent. C’est quand même le public qui décide et qui comme César met le pouce en bas. Alizée et Bihl, sont toujours dans le milieu de la chanson mais elles ne passent plus sur les médias les plus importants que sont la télévision et la radio.
Il faut avoir ses fans, mais il faut aussi se faire voir et entendre.
Il y a eu aussi des –producteurs – un peu véreux, c’est comme dans tous les métiers. Et Linda de Souza l’a appris à ses dépends. Elle n’est malheureusement pas la seule dans ce métier qu’est la chanson. Et c’est encore pire, lorsque les producteurs sont les parents de l’artiste mineur et qu’à sa majorité, il découvre que le magot a été mangé.

N’est pas producteur qui veut c’est certain, mais il faut avoir un très bon rapport avec l’artiste et l’argent et savoir que même si cela ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, il faut bien soigner ses poulains.

Et vous ? Vous en connaissez d’autres des producteurs ? Des bons, des méchants ?



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