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Les alternatives à la Sacem

Il n'y a pas que la Sacem dans la vie

Par Lionel le 25 juin 2015.



Le droit d'auteur est quelque chose de simple et de compliqué à la fois. Je vous donne un lien wikipédia si vous voulez approfondir vos connaissances sur le sujet. Pour cet article, nous allons rester dans le cadre de la chanson (paroles et musiques).

Imaginons que vous ayez un éclair de génie et que des paroles vous viennent à l'esprit. Pour ne pas les oublier, vous les enregistrez immédiatement sur un support (enregistreur – dictaphone – etc.) et vous les couchez sur le papier avec votre traitement de texte. Ce que vous avez écrit peut être le début du million, alors, il faut pouvoir le protéger de tout. Déjà du vol, de l'incendie, du piratage et de vos droits futurs en tant qu'auteur. Vous pouvez passer par un notaire ou un huissier, mais cela à un coût, voir www.atramenta.net/aide/protection_oeuvres_litteraires.php. Vous pouvez garantir vos droits avec l'enveloppe soleau c'est moins onéreux. Vous vous écrivez à vous-même en glissant dans l'enveloppe votre précieux texte (poème) en ajoutant bien entendu la date et vos coordonnées et votre signature. À la réception de votre enveloppe soleau, vous ne l'ouvrez surtout pas. Ce sera la preuve irréfutable devant les tribunaux que vous êtes bien à l'origine de son contenu.

Si vous n'avez pas de préférence pour la SACEM, vous pouvez déposer votre texte auprès de la SACD. Si votre texte est sur votre ordinateur, vous pouvez le crypter pour éviter qu'en cas de piratage, cela tombe entre de mauvaises mains. Et en cas du vol de votre ordinateur. Vous pouvez aussi déposer en tant que fichier crypté également vos précieuses paroles sur des sites type CLOUD (nuage) . Vous pouvez dans ce cas scinder vos paroles en deux ou trois fichiers cryptés, cela compliquerait encore plus pour d'éventuels vols. Il est préférable dans ce cas d'être un peu parano.

Maintenant, il va se poser le problème de la musique. Soit vous êtes auteur et compositeur et dans ce cas aucun souci, puisque c'est vous qui serez aussi le créateur de la musique. Celle-ci sera le support de vos paroles. Mais si vous n'êtes pas musicien, il faudra bien dévoiler à votre compositeur désigné la teneur de vos paroles. Il faut donc une confiance totale et protéger vos paroles avant de lui en faire part. Lui (le compositeur) devra protéger aussi ses propres droits sur sa composition lorsque vous vous serrez mis d'accord sur LA bonne musique qui sera celle utilisée pour vos paroles et faire du tout une chanson. Autant il est facile de mettre un texte dans une enveloppe qu'il est plus difficile d'y mettre une musique. Imaginez avoir mis une musique sur un cylindre dans les années 1800. Il faudrait conserver quelque part l'appareil pour lire le cylindre. Heureusement que le son peut s'écrire avec des notes et donner naissance à une partition.

La SACD peut aujourd'hui prendre les œuvres sous la forme numérique. La SACEM aussi. Voilà, vous êtes maintenant seul ou à deux à être les géniteurs d'une œuvre musicale et il faut protéger les droits de chacun (l'auteur et le compositeur). Je ne m'étendrai pas sur les personnes qui viendront plus tard se greffer à la vie de votre œuvre. (L'éditeur, le producteur du support musical CD, vidéo clip, tourneur, etc.).

Si pour toutes les raisons du monde vous ne voulez pas protéger votre œuvre par la SACEM, sachez qu'il y a des alternatives :
- www.mapreuve.com/fr/alternative-sacem.php le coût est modique.
- www.presse-citron.net/jamendo-lance-officiellement-une-alternative-concrete-a-la-sacem/

Le sujet n'est pas nouveau puisqu'il y déjà 6 ans ça râlait dans les chaumières. Voici trois liens :
- www.zikinf.com/forums/les-alternatives-aux-sacem-autres-t5129875.html
- www.compositeur.org/forums/viewtopic.php?t=8030
- planetenirgal.wordpress.com/2009/05/27/proteger-ses-oeuvres-ne-courez-pas-a-la-sacem/

Pour ce qui est donc des alternatives à la SACEM il y a Copyright France
Si vous n'avez pas peur d'une prise de tête, il y a le CopyLeft
Un organisme qu'il faut connaître, la CSDEM

En conclusion, il est possible d'éviter la SACEM si on la voit comme un monstre tentaculaire qui absorberait tout et ne vous redistribuerait pas ce que vous estimez attendre en retour de l'exploitation de votre œuvre. Mais comme personne n'a le don d'ubiquité il est difficile de savoir où et quand votre œuvre est diffusée. La SACEM, avec ses moyens colossaux est capable d'être partout. Pour vous en rendre compte, faites comme moi, visitez la SACEM à Neuilly-sur-Seine, vous en saurez plus.

Lionel, Membre de la SACEM depuis les années 70


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