Accueil Blog Musique

← Retour à l'accueil du site
Rechercher un article
le-solfege-c-est-chiant

Le solfège, c'est chiant !

Par Jean-Baptiste le 18 décembre 2015.



Oui, le solfège c'est chiant. Enfin, on peut le dire autrement. On peut dire que le solfège est ennuyeux, rébarbatif. On peut aussi dire que le solfège fait peur, le mot lui-même renferme pour chacun d'entre nous des notions différentes mais rarement liées au plaisir, plus à celui d'un apprentissage long, fastidieux, assez éloigné de nos rêves en matière de musique, de qualités musicales. Mais est-on toujours bien objectif ? Et le solfège, d'ailleurs, qu'est-ce que c'est ? Y a-t-il plusieurs manières de l'enseigner ?

Le solfège, qu'est-ce-que c'est ?

Justement parce que le mot fait peur, on préfère parler aujourd'hui, dans les écoles de musique et les conservatoires, de formation musicale. Pourquoi pas. C'est le même mot, c'est la même notion, ce sont les mêmes cours. Il s'agit de détacher la partie théorique de la musique et de l'enseigner en tant que telle. On y apprend, pour commencer, la place des notes sur la portée et les rythmes les plus simples, puis en avançant dans les années de formation, on arrive à des notions plus complexes d'accords, de degrés, de clefs, de tonalités, de modulations, les rythmes se complexifient... etc. Ensuite, comme pour n'importe quel cours, le contenu dépend pas mal de celui qui l'enseigne. On peut s'y ennuyer comme on peut y trouver son compte.

Et si je ne veux pas prendre de cours ?

J'ai bien dit que le solfège était la partie théorique de la musique. Nous sommes d'accord. Elle est enseignée à part dans certaines structures, comme je viens de le dire. Est-ce indispensable pour apprendre un instrument de musique ? Ça l'est si vous comptez jouer un jour des partitions. Ça l'est si vous comptez jouer avec des gens qui savent lire les partitions. Ça l'est si vous ne voulez pas être bloqué rapidement et ne plus progresser. MAIS...!

Qui a dit que la théorie ne pouvait s'enseigner que pendant des cours, séparés, qui plus est, de l'apprentissage de l'instrument ? Ceci est une manière de faire qui correspond parfaitement aux élèves (enfants comme adultes) les plus scolaires mais qui exclut du dispositif un bon nombre de personnalités différentes . Ainsi, il est parfaitement possible de détailler les secrets de la musique, les secrets de ses codages avec un instrument à la main ou en chantant.

Pour tous ceux qui souhaitent apprendre un instrument seul grâce à une méthode ou grâce à internet, je vous propose d'éviter les phrases comme : « Je veux apprendre tel instrument, mais je ne veux pas faire de solfège ». Ça n'a de sens que si vous voyez la théorie comme un cours séparé. Je vous propose de la voir comme faisant partie intégrante de l'apprentissage de l'instrument. C'est un peu comme si vous disiez : « Je veux apprendre le japonais, mais pas les hiragana et les katakana (l'écriture syllabique japonaise) » (ou le russe ou le chinois ou le tibétain, peu importe). En travaillant l'instrument et la théorie en parallèle, c'est à dire, dans un premier temps, la lecture de partitions, vous allez entrer dans un monde passionnant et la théorie vous fera progresser dans votre instrument, qui vous fera aussi progresser dans la théorie.


Réagissez à cet article

Nom ou pseudo :


Adresse Email (facultatif) :


Anti-spam. Combien font Opération



14. Posté le 25 décembre 2016 à 19h10 par minette02


je n'ai jamais fait de solfège et pourtant, je joue 2 instruments parfaitement, et bientôt deux autres. Je suis au collège et toutes mes amies me disent que le solfège est une torture. Moi, je n'en ai jamais fait, JAMAIS, et pourtant, je lis immédiatement toutes les notes, je connais la théorie, je saurais écrire dans les règles des choses, les rythmes me sont tous familiés, et l'orchestre aussi.

joyeux noel

13. Posté le 29 octobre 2016 à 11h19 par burtin


tu peux aussi, et je trouve ça très interréssant trouver unne solution pour faire ton propre solfège,mais quand même comprendre assez le solfège original pour pouvoir expliquer le tiend

12. Posté le 29 octobre 2016 à 11h16 par burtin


comme instrument j'ai une guitare et je travail mon instrument tout les jours si possible une demis heure des fois plus, et ça nuit en rien ma vie privé, il s'uffit d'allez un peux plus vite sur les autres choses et on peux accompagner nos soirée avec une ambiance de l'ambiance de notre musique

11. Posté le 19 février 2016 à 14h58 par lolo5555


La musique sonore des DJ c,est une chose , mais les oeuvres classiques aussi bien que pop demandent a savoir situer les notes sur la portee, donc savoir lire les notes sur une portee... Tout du moins pour le piano car je pense que pour la guitare, il y a plus facile a se reperer en situant la position des notes sur les cordes, mais un minimum de solfege est utile pour tout instrument.c,est mon avis

10. Posté le 07 janvier 2016 à 18h07 par lionel93


Je suis bien d'accord qu'aujourd'hui, les notes n'ont plus grand intérêt pour les jeunes qui utilisent des boucles de sons, des samples et qui mélangent un peu tout cela pour faire ce que l'on nomme encore - musique -. Mais que restera - il pour le futur ?
La technologie va vite et en musique aussi. Les partitions anciennes de plusieurs siècles peuvent encore être lues et interprétées. Ce - code universel - qu'est la notation musicale peut se transmettre de générations en générations. La musique - sonore - que les jeunes développent aujourd'hui; je ne suis pas certain qu'elle laissera autant de traces que les manuscrits. Et je ne sais pas comment des humains dans 4 ou 5 siècles pourront comprendre ce que les DJ d'aujourd'hui produisent.

9. Posté le 02 janvier 2016 à 20h23 par mandabrasa


Ben ... cela ne m'a jamais amusé ! Les musiciens traditionnels, par exemple roumains, peuvent jouer divinement, d'oreille. Donc selon le but, ce n'est pas indispensable.
Mais si on veut essayer d'y comprendre quelque chose, cela peut devenir intéressant, et presque nécessaire à un certain niveau.
En jazz aussi, je dirais même surtout, puisqu'on improvise (presque plus personne ne le fait dans le classique, où l'on est devenu obsessionnel de la note "juste", alors que Bach et Couperin faisaient des "duels"), et toujours dans un certain cadre qu'il convient de maîtriser. Alors là cela donne la base nécessaire, et des ailes si vous avez de l'imagination.
Et apprendre un instrument polyphonqiue comme le piano, sans solfège, vous pourrez, mais jamais jouer les *grands" compositeurs !

8. Posté le 02 janvier 2016 à 12h55 par guitareclmuller


Bravo!
Démarrer l'apprentissage de l'instrument en même temps que l'apprentissage du solfège, c'est mon quotidien avec de jeunes enfants de 6 ans et un carillon diatonique puis avec des enfants de 7-8 ans et une flûte à bec ou une guitare classique. En travaillant progressivement des pièces un peu plus complexes on découvre aussi des partitions plus complexes et on progresse en solfège sans se faire mal...

Meilleurs voeux pour 2016 avec beaucoup de belles partoch'

Claude.

7. Posté le 31 décembre 2015 à 13h27 par Tyned


Vouloir jouer d'un instrument sans apprendre le solfège, c'est comme de lire le journal sans savoir lire. J'ai adoré le solfège, pour moi c'est un jeu de jongler avec les notes, de les passer d'une clé à une autre, bref de s'amuser comme avec les mots. C'est juste intéressant !!!

6. Posté le 28 décembre 2015 à 00h23 par Novalpha


Bonjour et merci pour ce site!
Oui, le solfège c'est casse-pieds...ou pas! j'ai détesté l'apprentissage qu'on m'en a infligé, précisément parce qu'il était si abstrait et éloigné du clavier de mon piano... J'ai abandonné aussitôt que j'ai pu en convaincre mes parents!
Et puis, partant faire l'étudiant, j'ai voulu jouer de la guitare...et j'ai ré-appris le solfège, tout seul, parce que j'en avais besoin pour lire les partoches...et j'ai compris à quoi ça servait : la théorie, ça explique ce qu'on fait avec un instrument (ou sa voix!) : ça n'empêche pas de le faire!
Et réciproquement, la pratique illustre la théorie, la rend concrète et sensible.
Si au lieu de me faire battre la mesure dans le vide on m'avait demandé de jouer un air puis de l'écrire, mon oreille en aurait été meilleure, j'aurais compris en même temps que je les apprenais toutes les notations et autres subtilités rythmiques...Pourquoi m'avoir fait faire ces exercices rébarbatifs qui ne m'ont rien appris, rien apporté, sinon l'idée (fausse) que la musique c'était ennuyeux, compliqué et que je n'y arriverai pas?
En définitive, le solfège, c'est juste des sons de hauteurs et de durées variables, non? C'est marrant, ça me dit quelque chose...

5. Posté le 19 décembre 2015 à 15h42 par jmechmech


Le solfège se justifiait pleinement jusqu'à l'invention de l'enregistrement sonore

4. Posté le 19 décembre 2015 à 09h50 par Nicolas


Bonjour à tous,

je pense que le solfège a une image vieillotte. J'ai 47 ans, j'ai appris la théorie musicale avec plaisir avec un très bon professeur et ensuite les rencontres, la curiosité font le reste.

Un conseil:-souvent on tape du pied quand on entend une musique que l'on aime; on tape sur le volant en voiture en écoutant la radio. A CHAQUE FOIS VOUS TAPEZ UN TEMPS VOUS TAPEZ UNE NOIRE. UNE NOIRE = 1 TEMPS.

Quant aux notes, il n y en a que 7 + "leurs 5 petites soeurs" avec # ou bémol.

Ce n'est pas énorme à savoir ou lire.

Ce que je dis à des amis ou des élèves:-j'ai appris le BABA en 1 mois, j'avais 11 ans et suis un besognieux et sans QI execptionnel!!
-mettre des pastilles de couleurs sur un clavier ou écrire le nom des notes sous la portée pour éviter de lire ne fait que surcharger et la partition (sans parler du rythme qui lui n'est pas appris ni écrit comme les notes).

Ayez envie de bien jouer les mélodies ou les rythmes que vous aimez. C'est toujours plus facile et agréable ainsi.
Soyez curieux!
JOYEUX NOEL
Nicolas

3. Posté le 19 décembre 2015 à 09h44 par lionel93


Pour faire court ..

Il faut lire et jouer (d'un instrument)
et écouter (ou penser ) et écrire (la musique)

Ces quatre actions c'est faire de la musique.

Apprendre une théorie et vouloir jouer d'un instrument. C'est louper deux.actions importantes en musique.

2. Posté le 18 décembre 2015 à 16h02 par mayabis


Joli titre ... on croirait entendre un élève de 4'... Pour moi, le solfège a précédé l'instrument, je me souviens des portées que je griffonnais, do do do ré mi.. oui. Puis les portées associées aux cordes et aux cases de la guitare ! Le solfège me permettait de progresser doucement ... en autodidacte, les tablatures n'étaient pas tolérées, c'était avant Marcel Daddi... Heureusement sur les partitions, il y avait les doigtés ... et puis j'achetais surtout les succès yéyé des années 60 alors c'était moitié oreille, avec l'aide de la partition...
Apprendre le solfège n'était pas une fin en soi, il m'a fallu des siècles pour comprendre qu'un accord c'était un accord ... le solfège rebutait complètement mes camarades de lycée, tandis que j'avais un grand plasir à répondre "2 dièses = Ré M ou Si m ...) grâce à la guitare maintenant après tous ces tâtonnements, je lis, je déchiffre avec aisance, bien au dessus de mon niveau de guitariste moyen. Si c'était à refaire ?... pas de leçons je crois surtout pas... juste de la curiosité, de l'appétit ! le désir d'y arriver... le solfège c'est comme la phonétique pour le linguiste, un mal nécessaire ? ... et encore mais bon, si j'avais eu JBV comme prof' ...
Joyeux Noël !

1. Posté le 18 décembre 2015 à 13h25 par lionel93


Bonjour

Aujourd'hui, je regrette un peu de ne pas avoir fait suffisamment de dictées musicales. La théorie c'est bien mais à la condition qu'il y ait derrière de la pratique et ce qui m'a manqué longtemps dans mon apprentissage. Tant à l'école communale qu'avec mon professeur d'accordéon. La théorie, dispensée en fonction de la difficulté rencontrée dans les partitions à apprendre et basta. Pour le - Prof - ce qui comptait c'est qu'il soit bien vu à la fin de l'année devant tous les parents lorsque tous ses élèves jouaient bien ce qu'ils avaient appris par coeur. Après qu'ils sachent écrire la musique ce n'était pas son problème.
Heureusement qu'avec l'âge j'ai pu progresser seul.
Il ne peut pas y avoir de - théorie - s'il n'y a pas de "pratique" derrière.

Théorie musicale va avec écriture musicale ....et non pratique d'un instrument.

Et lecture de partition va avec la pratique d'un instrument.

Autrement si l'on associe - théorie - et pratique d'un instrument ....on loupe ....le savoir - écrire - la musique.