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Droit d'auteur, combien touche l'interprète

Par Lionel le 29 octobre 2018.



Souvent, il est question du droit d’auteur et il y a confusion avec le mot parolier qui est aussi l’auteur du texte de la chanson. Mais le compositeur est lui aussi l’auteur de la musique.  De même pour l’adaptateur qui est en charge de la traduction des paroles et de l’arrangeur qui lui va modifier une musique existante, souvent classique ou dans le domaine public, pour en faire une musique dans l’air du temps.

Le droit d’auteur

Le droit d’auteur, concerne donc principalement, le parolier et le compositeur. C’est un organisme de la gestion des droits qui est chargé de collecter les royalties, chaque fois qu’une œuvre est jouée publiquement ou fixée sur des médias comme fond musical d’un film ou d’une série télévisée. Mais qu'en est-il alors de l’interprète ? De quoi vit-il ? Comment se faire des millions et des c...en or ?

Un interprète, pour réussir, doit avoir déjà un très bon agent. C’est lui qui lui trouvera des contrats à honorer. Le chanteur interprète doit avoir dans son répertoire les meilleures chansons et avoir du talent. Chaque fois qu’il fera un concert ou vendra des disques, il touchera un pourcentage sur les ventes des disques, des DVD et surtout de tous les goodies que ses fans achèteront. Si l’interprète est lui même destinataire des droits d’auteur c’est jackpot. L’argent ne vient donc pas de la même source et c’est donc souvent là encore qu’il y a des confusions. Paroles et musique c’est un organisme comme la SACEM par exemple qui versera des royalties.

Vendre des disques, vendre des goodies, vendre des places de concerts, participer à des émissions de télévision pour chanter, et bien ce sont d’autres sources de revenus pour l’interprète via son agent artistique. Lorsqu’une radio passe une chanson sur ses ondes, une partie ira aux paroliers et compositeur - mais là c’est une exception, à l’interprète aussi. Les radios ne versent pas au titre mais payent une redevance globale et produisent le programme de ce qui a été diffusé sur les ondes auprès de l’organisme qui collecte les royalties. Ensuite, c’est aux organismes de gestion des droits de faire la répartition des royalties. Là aussi ce n’est pas tous les jours, mais deux fois dans l’année.

Comment devenir riche ?

Donc, la clé pour devenir riche en tant qu’interprète, c’est avoir un maximum de fans qui vont acheter tous les disques, venir à tous les concerts, acheter un maximum de goodies. Les goodies étant par exemple des vêtements qui vont suivre une mode, des yéyés au rock'n roll en passant par d’autres hard rock ou pattes d’eff et col à tarte. Des cravates, des stylos, des posters, des livres, etc. Plus il y en a et plus cela rapporte.

Si, en plus dans cette mode, il y a des voitures, des motos, des lunettes, alors oui, on peut commencer à s’acheter des villas à St Barth et en Californie. Après, si une fortune est née, c’est aux héritiers à la perpétuer, et à l’entretenir. Les enfants de Claude François s’en sortent pas mal. Le frère de Dalida lui aussi. Pour d’autres, c’est beaucoup plus difficile de ne pas tomber dans l’oubli.

Des fans entretiennent leur postérité, avec des sites internet dans lesquels il est proposé à la vente des éditions de CD créés spécialement pour un événement ou des affiches ou photos. C’est le cas pour Luis Mariano et Georges Guétary. D’autres fans ou des héritiers vont plus loin pour immortaliser l’artiste en lui dédiant un musée. Nous avons donc vu que pour une seule œuvre, de nombreuses sources de revenus étaient en même temps créées. Dès qu’un éditeur de partitions s’intéresse à un titre ou au contenu d’un album, il peut payer aux créateurs des droits d’édition et faire une projection sur un pourcentage des ventes. Il en est de même pour le producteur d’un album en CD ou DVD. Sa réalisation a un coût, c’est certain. Les heures en studio, les orchestrations, les arrangements. Mais ensuite, c’est la publicité et les ventes. Le piratage est effectivement un manque à gagner, mais un véritable fan ne se contentera jamais d’un ersatz.

Certains fans achètent très souvent les CD en double ou triple. Un qui restera dans son emballage d’origine et deux autres qui seront déballés et iront dans la voiture et un dans le salon près de la chaîne.

Donc, même si un interprète est totalement étranger à la création d’une œuvre, de l’argent lui tombe quand même dans les poches. C’est grâce à son talent, sa voix et son interprétation qu’un titre a du succès. Ça peut aussi faire un flop. Après, les artistes ne savent plus trop bien gérer toute cette manne qui arrive.

Aller trop loin...

Jean-Jacques Debout a fait de la prison suite à ses démêlés avec les impôts. Mais il n a pas été le seul. Noah idem ou encore Richard Anthony. Michel Polnareff, est parti, après avoir eu beaucoup de succès, vivre aux USA. Il a toujours démenti que c’était pour des raisons fiscales, mais il n y a pas de fumée sans feu. Florent Pagny était tellement exaspéré par ce que le fisc lui réclamait qu’il en a fait une chanson : Vous n’aurez pas ma liberté de penser. Serge Gainsbourg, quant à lui, est venu brûler un gros billet de banque pour montrer qu’il ne lui restait pas grand chose après prélèvement. Charles Aznavour a sa société Abricot SA, basée au Luxembourg, qui lui assure une défiscalisation de ses droits d’auteur. En plus étant résident en Suisse, il est tranquille.

D’autres n’ont pas choisi la Suisse pour s’exiler fiscalement, mais la Belgique ou encore le Portugal. Les USA ou la Patagonie aussi pour d’autres. Tout est bon, du moment que l’argent collecté, ne puisse pas revenir dans les caisses de l’État français. Même si des concerts sont faits en France ou que l’on vend en France. Donc un interprète peut toucher énormément d’argent. Et si en plus cet interprète est lui même parolier et le compositeur, c’est Jackpot. Si en plus c’est joué très souvent publiquement et génère des royalties.

C’est le cas pour Patrick Hernandez avec son unique chanson Born to be alive qui serait jouée en permanence.


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