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Critique du film Le Virtuose de François Girard

Par Jean-Baptiste le 02 octobre 2015.



Je viens de regarder le film Le Virtuose, en anglais Boychoir (choeur de garçons), qui date de 2014, avec Dustin Hoffman dans le rôle principal. Ma femme a adoré mais je ne peux pas en dire autant. Je n'ai pas passé un mauvais moment ; les acteurs sont bons, l'histoire, bien que prévisible, sans aucune surprise du début à la fin, tient à peu près la route mais la musique est bien souvent maltraitée et les incohérences sont légions quand il s'agit de rentrer vraiment dans le sujet de la musique. Des choix audacieux ont été faits. Peut-être trop audacieux.

Les virtuoses, capture d'écran

Hoffman musicien

Pour ceux qui, comme moi, ont adoré le film Tootsie, sensiblement plus vieux, on y voit Dustin Hoffman s'accompagner au piano. Ce genre de choses est souvent truquée, là ça ne l'est pas. Donc, ok, il est musicien ou un peu musicien. Sera-t-il meilleur dans ce rôle de chef de choeur pianiste ? Pas vraiment car ce n'est pas un grand pianiste et l'entendre enfoncer ses pédales comme un amateur est douloureux pour les oreilles. Ses qualités de chef sont également rachitiques et se limitent à battre la mesure à deux bras sans aucune expression. Dommage !

Les virtuoses, Dustin Hoffman bat la mesure

Il y a génie et génie

Dans l'histoire, le jeune Stet, par un concours de circonstance et une voix prometteuse, rejoint une maîtrise américaine très sélective. Les enfants y sont entraînés, lisent parfaitement la musique et ont déjà une solide expérience. Se forgeant une réelle motivation, le héros décide d'apprendre à lire la musique et... miracle, comme son potentiel est gigantesque, deux trois cours en accéléré auront suffi à le transformer en Mozart. Donc génie du chant, génie au niveau de l'oreille et génie au niveau de la compréhension de la théorie. Bravo... Too much !

Les virtuoses, Apprentissage de la musique

Des voix maltraitées

Il semblerait que l'échauffement et le travail de la technique vocale soit le cadet des soucis des professeurs. C'est ennuyeux car avec la façon dont les voix sont poussées, c'est bien une heure d'exercices et de montée progressive de la voix qui seraient nécessaires. En outre, on répète, mais on n'apprend jamais.

Un Haëndel maltraité

Le Messie ? The Messiah, superbe ! Mais aurait-on oublié de dire au réalisateur François Girard que cet oratorio ne se limite pas à son célèbre Hallelujah ? Dans l'intrigue, il faut chanter le Messie et il faut un solo. La seule façon de résoudre cette énigme n'est pas d'aller chercher les parties solistes de la musique du maître allemand mais d'écrire une partie soliste PAR DESSUS la musique pour 4 voix mixtes. Ça ne fonctionne pas du tout. L'ingénieur du son a été obligé de jouer des coudes pour faire passer le truc au forceps mais ce n'est pas respectueux des spectateurs musiciens.

Dans le film, les non-musiciens se prennent du vocabulaire technique rapidement imbuvable pour eux mais les musiciens restent sur leur faim avec un film qui manque cruellement d'un vrai conseiller musical.

Trailer officiel :



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4. Posté le 16 octobre 2015 à 14h46 par Jean-Baptiste


Vous allez plus loin que moi dans la critique mais je ne peux pas vraiment vous donner tort.

3. Posté le 16 octobre 2015 à 08h52 par VINCENT


Film bâclé - aucun intérêt - que fait Hoffmann dans ce navet. ? -

2. Posté le 02 octobre 2015 à 15h12 par Jean-Baptiste


Il y a des points communs. L'histoire est bien mieux amenée dans Les Choristes.

1. Posté le 02 octobre 2015 à 10h12 par lionel93


C'est donc - LES CHORISTES - mais en pire ?